Cinquième cancer le plus mortel, le cancer de la vessie demeure toutefois encore mal connu. Aussi, pour la quatrième année consécutive, l’Association française d’urologie (AFU) a-t-elle lancé une campagne d’information sur celle maladie, qu’elle entend animer tout au long du mois de mai, dédié à la sensibilisation du public sur le sujet.
Les hommes et les fumeurs sont les plus à risque
Ce cancer touche ainsi « 13 000 personnes et est responsable d’environ 5 000 décès chaque année en France, principalement chez l’homme de plus de 60 ans », rappelle-t-elle. Avec une médiane de survie estimée à 5 ou 7 mois, le cancer de la vessie métastatique est l’un de ceux qui présentent le diagnostic le plus sombre. Les hommes sont plus touchés que les femmes, notamment en raison de l’utilisation de toxiques professionnels tels que goudron, solvants ou colorants. Mais le tabac est aussi à l’origine de 40% des cancers de la vessie, ce qui en fait le premier facteur de risque pour ce type de maladie. « Aujourd’hui, on considère qu’un fumeur a 5,5 fois plus de risque d’être victime d’un cancer de la vessie qu’un non-fumeur », prévient-elle.
Pour autant, « il est souvent plus grave chez les femmes, car des symptômes peuvent être mal interprétés et retarder le diagnostic », indique Benjamin Pradère, membre du comité de cancérologie de l’AFU auprès de l’AFP. Un quart des patients sont ainsi des femmes, ajoute Lori Cirefice, présidente de l’association des malades Cancer Vessie France. Une proportion qui est en augmentation.
Vigilance sur les symptômes éventuels
Les professionnels insistent donc sur la nécessité d’un dépistage précoce afin d’éviter les formes graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital, listant une série de symptômes à surveiller : sang dans les urines (hématurie), brûlures urinaires ou incapacité d’uriner… Douleurs osseuses ou dans le bas du ventre, perte de poids et fatigue peuvent quant à elles être des signes de la propagation du cancer. « Tout signe urinaire (hématurie, troubles mictionnels) chez un fumeur ou une personne exposée à des toxiques professionnels doit amener à consulter un urologue pour un bilan », conseille l’AFU.
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